Rubrique ESG et de sobriété…novembre 2022

Et le gaz ?

Suite au réapprovisionnement des stocks en Europe, réalisé à vil prix (estimé à un équivalent 450 USD / baril de pétrole), le prix du gaz a sensiblement baissé depuis la fin de l’été. Un automne exceptionnellement doux nous aide aussi, normalement, à réduire notre consommation de chauffage. Cette baisse est une bonne nouvelle à court terme mais l’exercice rependra dès que les réserves seront consommées et il est bien difficile d’estimer où en sera l’approvisionnement de gaz russe dans un an.

 

Le problème de la posture de M. Poutine sur l’exportation du gaz c’est qu’il prive son pays de ce qui représentait 30% des recettes du pays en devises avant l’aventure ukrainienne. Et c’est sans compter le manque à gagner sur les exportations de charbon et d’or. L’essentiel des pipelines tirant le gaz de Sibérie occidentale (North Stream 1, Bratsvo, ou Turkstream) sont assez naturellement orientés vers les clients occidentaux, bons payeurs.

Réorienter les flux de gaz vers l’Est, la Chine ou l’Inde n’est pas si simple, puisqu’un seul gazoduc, Sila Siberia, est disponible, soumis à des coûts d’entretien très élevés compte tenu des conditions climatiques des régions traversées. De toute façon, il ne pourrait faire transiter au mieux qu’environ 10% de la production russe. La construction d’un autre gazoduc rapidement n’est pas non plus envisageable en l’état de capacité d’approvisionnement de la Russie sur tout matériel nécessaire à ce type de chantier.

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auteur(S)

Expert en solutions d’ingénierie financière depuis plus de 20 ans avec de solides compétences dans le métier de la gestion financière, Thierry a rejoint SIACI SAINT HONORE en 2015 pour développer l’activité d’Investment Consulting.

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